METEORAMA(www.meteosol.com)

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CHANGEMENT  CLIMATIQUE

Dernières nouvelles

Sont présentés ici des extraits ou résumés d'articles de presse (d'origine web ou écrite) sur le réchauffement actuel,  ses dernières observations et controverses. Cette page est augmentée au fur et à mesure de l'arrivée de communiqués annonçant des découvertes significatives ou des vues synthétiques sur le sujet. (D'où mise à jour non périodique, selon l'occurrence). Egalement quelques rappels de notions basiques sur la Météorologie et la Climatologie.

(Les communiqués précédents sont accessibles en remontant la page)

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ACCUEIL        TABLEAU  GENERAL       ÎLES(h.tr.)       TROPIQUES     AGENDA       FERRIES         INHABITUEL

 

SOURCES COMMUNIQUES
Le Monde(19/20 nov O6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sLe Monde(2octO6)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nature(sept 06)/France-Culture(id)

 

 

 

 

Professeur Encyclo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

France-Culture("L'été des Sciences"-août 2006)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Science/Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Professeur Encyclo

 

 

 

 

 

 

Ecole Centrale de Nantes/L'Express

 

 

 

 

 

 

Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat

 

 

 

 

Laboratoire de Géophysique et d'Océanographie Spatiales(CNRS/Toulouse-III)/Nature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nature/Labo Sciences Climat et Environnement(Gif-sur-Yvette)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Professeur Encyclo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nature/Institut Pierre Simon-Laplace.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laboratoire de glaciologie du CNRS(/Le Monde)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Professeur Encyclo

 

 

 

 

Georgia Institute of Technology(USA)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Revue "La Nature" janvier 1899

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(NOAA, Météo-France/Le Monde)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Professeur Encyclo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fouilles du tramway de Bordeaux(W.Mingeon/Le Monde)

 

 

 

 

 

 

 

 

Professeur Encyclo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Meteo-France/CEN/Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Professeur Encyclo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Polytechnicum-Zürich(M.Funk,glaciologue)

 

 

 

 

 

 

 

 

Professeur Encyclo

 

 

 

 

 

 

 

Chicago University(David Archer)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CNRS,Météo-France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Science Express

 

 

 

 

 

British Antarctic Survey

 

 

 

Professeur Encyclo

 

 

Le Monde(10-11/7/05)

 

 

Centre National des Ouragans(USA)-Université du Colorado-Le Monde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Institut Pierre-Simon Laplace

 

 

 

 

 

 

Anti-nucléaires/EDF

 

 

 

 

 

 

Goddard Instit. Space Studies/Instit.Laplace

Fin de la Conférence de Nairobi sur le changement climatique(Ve 17 nov )

Achèvement sur un succès mesuré. Les 180 pays représentés ont décidé d'ouvrir la révision du protocole de Kyoto en 2008. Réaction de l'association "Friends of the Earth" : "C'est  bien mais nous aurions préféré qu'une date de fin fût fixée pour ces négociations qui menacent d'être une fois encore interminables..."

Mais ce contexte toujours plus prégnant de changement climatique commence à induire également un changement dans les mentalités de nombreux pays. Longtemps perçues comme un coût pour le développement, les politiques climatiques commencent à être vues au contraire comme de véritables opportunités d'assurer la croissance.

Autre élément nouveau : les USA ont affiché une attitude plus ouverte, les gouverneurs de plusieurs états (dont la Californie) ayant annoncé qu'ils allaient mettre en place le marché du gaz carbonique. En outre la nouvelle majorité démocrate a fait savoir au président  W.Bush que le Congrès allait élaborer une législation visant à restreindre les émissions de gaz à effet de serre.

Seuls les pays du Sud ont exclu de prendre des engagements contraignants en ce sens, arguant d'une absence de "responsabilité historique" dans le déclenchement de la calamité annoncée.

Par ailleurs, la conférence de Nairobi a aussi progressé  vers la prise en compte des forêts tropicales dans le prochain protocole: leur protection pourrait intégrer le marché du carbone.

 

 Peut-on refroidir la planète ?

Va-t-on  envoyer un immense miroir entre la Terre et le Soleil pour diminuer l'éclairement de celui-ci vers notre planète ? Si cette hypohèse est jugée trop futuriste, il en est deux autres pour lesquelles, scientifiques et politiques seraient peut-être prêts à lever le tabou de l'interventionnisme humain sur la marche du ciel ou du cosmos : l'injection d'aérosols dans la haute atmosphère et la fertilisation des océans par des particules de fer!

La première solution, connue depuis plusieurs décennies, consiste, à l'aide de ballons, à injecter dans la stratosphère du dioxyde de soufre se transformant en aérosols qui réfléchiraient alors partiellement les rayons solaires pendant quelques années...

Ce principe de l'effet-écran est celui-là même mis en oeuvre par la nature lors de grandes éruptions volcaniques. Ainsi, on a pu mesurer, après l'éruption du Pinatubo en 1991, une baisse de la t° au sol d'environ 0.5° C durant deux ans. Mais l'hiver suivant, si des refroidissements très marqués furent constatés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, un réchauffement notable fut observé dans le nord de l'Europe !

Aussi le doigté diplomatique nécessaire pour initier de telles opérations est majeur. En outre, on connait les effets secondaires des refroidissements : prolifération d'algues...

L'autre solution envisageable est l'ensemencement des océans en particules de fer...Cela permettrait au phytoplancton de pomper le CO2 excédentaire. Des expériences récentes ont montré que cette injection augmentait bien la production chlorophylienne et donc l'absorption du carbone. Mais il faut que ce dernier tombe au fond des océans pour y être durablement stocké. Or on ne sait pas au juste si c'est vraiment le cas et certains disent même que des mécanismes encore mal connus provoqueraient au contraire leur retour rapide dans l'atmosphère !

Mais de toute façon, l'accumulation du carbone au fond des mers pourrait entraîner des oxydations qui raréfieraient ces zones en oxygène, provoquant la production de protoxyde d'azote, gaz à l'effet de serre encore plus puissant que le CO2 !

Donc prudence, mais si un jour la situation s'aggravait brutalement avec emballement du réchauffement et compte tenu du peu d'empressement  que mettent les politiques et les industriels à réduire les émanations de CO2, il est possible qu'on puisse recourir à de tels procédés dont les conséquences en chaîne à grande échelle sont fort hasardeuses et en font déjà trembler plus d'un...

Chiffres : concentration en CO2 dans l'atmosphère : 280 ppm avant l'ère industrielle, 380ppm aujourd'hui, prévue 540/970 en 2100.

La t° moyenne a augmenté de 0.8°c au 20è s. (dont 0.6°c sur les trois dernièrs décennies)(Goddard Institute-Nasa).

Sur Internet : Département de géo-ingénierie de l'Université de Berkeley http://ce.berkeley.edu/geo

 

 

Le permafrost sibérien , région où le sol (comme son nom l'indique) était jusqu'à présent gelé en permanence et dont le réchauffement  climatique a déjà déclenché le phénomène de fonte, semble relâcher dans l'atmosphère 5 fois plus de méthane que prévu! De nombreux scientifiques ne cachent pas leur inquiétude face à un risque majeur d'auto-emballement du réchauffement en raison de l'accroissement catastrophique de l'effet de serre que cela induira nécessairement (et qui relègue ,en ce domaine, la flatulence des vaches australiennes  au rang de la plaisanterie...)

 

 

Le saviez-vous?

 Nous avons vu que pour qu'une chute de pluie se déclenche, de l'air (humide) doit monter. Plus l'air monte vite, plus il pleut. (On parle d'ascendance convective  ou de convection). Cette dernière peut avoir plusieurs causes : une chaîne de montagnes transversale qui forcera  une masse d'air à s'élever (ce sont les fortes précipitations des pentes "au vent" par effet orographique). La survenue d'air froid en altitude , en augementant le gradient vertical de température, va également provoquer ou intensifier cette convection et les précipiations qui s'ensuivent.

Et  la simple alternance de surfaces chaudes et plus fraîches (plaines sablonneuses ou pierreuses suivies de forêts ou marécages)  peut induire en été par grand soleil, une thermo-convection  propice à des ondées ou même des orages...

En outre, deux masses d'air (à trajecoire convergente  et de même t°) qui se rencontrent, engendrent une ascendance pouvant entraîner des précipitations. C'est à ce phénomène  que l'on attribue les pluies équatoriales de le zone  intertropicale de convergence des alizés de NE (venant de l'hémisphère Nord) et de SE (de l'hémisphère Sud).

 

 

Volcanisme et climats.

Si l'effet de  l'impact d'une météorite géante sur les océans et l'atmosphère ne fait plus de doute, on sait toutefois que la principale cause des changements climatiques brutaux est essentiellement d'origine volcanique.

Il s'agit alors d'éruptions tout à fait exceptionnelles, non pas engendrées par un seul cratère mais par des fissures de plusieurs centaines de km de long par où s'écoulent des millions de km3 de laves et s'échappent des milliards de tonnes de gaz sulfureux! (Ce dernier à effet de serre extrêmement puissant, beaucoup plus que le CO2). Peuvent se produire alors des réchauffements thermiques considérables et très "rapides" (quelques milliers d'années) en raison d'une forte teneur en méthane dans l'atmosphère...

Toutefois,  au cours de ces éruptions, des quantités énormes  de poussières sont parfois projetées jusque dans la stratosphère, les jet-streams les répartissant alors en un rien de temps tout autour de la Terre. Il s'ensuit généralement un blocage plus ou moins total du rayonnement solaire amenant une baisse spectaculaire et durable des températures sur l'ensemble du globe. On sait qu'à certaines époques la Terre fut entièrement recouverte de glace ("snowball earth") !

 

 

On n'arrive pas bien à savoir si les glaces du Groenland et de l'Antarctique fondent ou si elles s'accumulent!

Si elles venaient à fondre entièrement, le niveau des mers s'éléverait de 70m. Mais cela prendrait au moins un millénaire selon les modèles de réchauffement en cours. Mais d'après les climatologues, ces modèles, tout comme les mesures directes actuelles ne sont pas capables d'évaluer si les changements constatés représentent des perturbations mineures en voie de stabilisation ou un changement majeur susceptible d'affecter sensiblement le niveau  des océans.

Il faut dire que le réchauffement par accumulation de gaz à effet de serre a des effets antagonistes selon les zones : fonte des glaces d'un côté (côtes) mais augmentation des chutes de neige de l'autre (intérieur), comme au Groenland ! (Il semblerait toutefois que l'accroissement global de la couche de glace l'emporte).

Quant à l'Antarctique, l'indétermination est à son comble chez les spécialistes qui se contentent de dire que "c'est un gros glaçon qui fond un peu et reçoit beaucoup de neige"sans pouvoir préciser lequel des deux phénomènes l'emporte! Ce qui est sûr, c'est que les glaciers accélèrent, leur avance n'étant quasiment plus bloquée par les glaces des mers qui se réchauffent tout autour...

 

Le saviez-vous?

Le brouillard peut se former au moment d'une chute de pluie. En particulier à l'arrivée d'un front chaud. En ce cas, les premières gouttes d'eau tombant dans un air plus froid (surtout près du sol), s'évaporent en partie et saturant l'air, provoquent condensation et brume ou brouillard.  Ce sont les brouillards "pré-frontaux", généralement de courte durée, à l'inverse de ceux qui se forment (cas le plus général) dans un anticyclone par inversion thermique et simple condensation de l'air ambiant.

Il est assez fréquent que la pluie s'évapore totalement avant de toucher le sol. On remarque alors parfois ces voiles gris sous certains cumulus (même par beau temps): les "virgas".  

 

Produire de l'éléctricité à l'aide des vagues? Sans doute un jour possible! Un premier prototype a déjà été mis au point par des chercheurs nantais sur la côte atlantique. Ce dispositif permet de transformer l'énergie de la houle pour la transformer en courant.

Longtemps considérée comme utopique, l'énergie "houlomotrice" connaît un regain d'intérêt. D'autant que le rendement de ce gisement potentiel est évalué à 2500 watts par mètre carré, contre 400 pour l'éolien et 150 pour le solaire!

De véritables "fermes houlomotrices" récupéreraient l'énergie des vagues grâce à des pendules oscillants enfermés dans des flotteurs. Et sans la moindre pollution, même visuelle, les flotteurs étant invisibles de la côte.

 

Selon le GIEC, il serait possible d'enfouir et de stocker du CO2 (principal gaz à effet de serre produit par l'activité humaine) dationneraientns le sol ou au fond des océans (anciens gisements de gaz ou de pétrole, veines de charbon) et réduire ainsi de moitié ces rejets, limitant de façon substantielle les déréglements climatiques qu'ils impliquent. Ces récupérations se feraient essentiellement par les cheminées des centrales thermiques dont les émanations (après séparations) seraient acheminées par pipe-lines ou tankers jusque dans ces réservoirs géologiques où leur confinement semble pouvoir être assuré pour plusieurs siècles. Le prix de la tonne de CO2 "séquestré" pourrait prochainement être abaissé et devenir économiquement rentable.

 

L'acidification des océans va-t-elle bouleverser les écosystèmes marins?

D'après une étude internationale menée par des équipes allemandes, américaines et françaises, la croissance du taux de CO2 dans l'atmosphère va provoquer une acidification des mers telle que les organismes à squelette externe ne pourront plus y subsister.

L'acidité des océans devrait croître jusqu'à ce que, aux hautes latitudes polaires, l'eau devienne si acide qu'elle pourrait dissoudre la carapace de nombreux organismes et en particulier des mollusques planctonniques qui sont un maillon important de la chaîne alimentaire de l'océan austral. Et des phénomènes en cascades pourraient se produire à grande échelle touchant une large gamme d'espèces (cétacés, saumons...)

D'importantes modifications de la faune planctonique ont déjà été observées(voir ci-dessous). Cette dernière étant prise en étau entre une acidité croissante au nord et une augmentation de la température au sud. (L'effet sur les récifs coralliens est controversée).

Et plus l'océan est acide, moins il est capable d'absorber le CO2 produit en excès par l'homme! (Et ses eaux de surface en absorbent normalement plus du tiers).

 

 

 

Conclusions inattendues des études sur les périodes de canicules et de sécheresse qui menaceraient d'accroître l'effet de serre!

Si on a surtout retenu les effets dramatiques de la canicule de 2003 sur les humains, on a moins prêté attention à  son impact sévère sur la végétation dans l'ensemble de l'ouest de l'Europe, dont la conséquence imprévue a été un relâchement massif de dioxyde de carbone(CO2) dans l'atmosphère!

En outre, la production végétale (forestière comme cultivée) a chuté de 30% par rapport à 2002.(Baisse sans précédent au cours du siècle écoulé).

Face au stress thermo-hydrique, les plantes limitent leur évapotranspiration, en diminuant leurs mécanismes d'échanges gazeux avec leur environnement, d'où une photosynthèse ralentie et en conséquence une quantité de CO2 absorbée moindre.

D'où le commentaire de ce chercheur: "Si comme il est très probable, le réchauffement planétaire se traduit par une augmentation de la fréquence et de l'intensité des sécheresses, il faut craindre que la végétation sera moins efficace qu'aujourd'hui pour limiter l'effet de serre." 

A l'échelle planétaire, le manteau végétal permet aujourd'hui de capturer entre 10% et 20%  des émissions humaines de CO2. Et si les éco-systèmes  se muaient en sources de carbone du fait de la sécheresse, ce serait assez préoccupant...

Mais un universitaire américain se veut plus rassurant : "Il est très possible que si les températures croissent graduellement, les forêt s'acclimatent et compensent d'elles-mêmes ce phénomène."

 

Le saviez-vous?

 Aux condensations par contact sur les objets, structures ou végétaux (voir ci-dessous), il faut ajouter les condensations dans la masse qui génèrent des gouttelettes très fines en suspension donnant au sol le brouillard et en hauteur les nuages.

Dans les basses couches polluées, la condensation commence souvent avant la saturation en vapeur d'eau, aux alentours de 80 à 90% d'humidité relative. Cela est dû à la présence de corpuscules microscopiques (poussières, fulées industrielles, pollens...) qui constituent autant de noyaux de condensation.

Ainsi s'explique la fréquence des brumes et brouillards au-dessus des agglomérations urbaines et industrielles. Le mélange particulièrement nocif  constitué de fumée(smoke) et de brouillard(fog) est le smog couvrant particulièrement Londres mais aussi beaucoup de grandes villes de par le monde (surtout par vent calme).

Une convention stipule que si la visibilité dépasse 1km on parlera de brume, et autrement de brouillard .

 

 

Impact de la croissance chinoise sur la troposphère.

Entre 1996 et 2004, la concentration de dioxyde d'azote (NO2) a crû de 50% au-dessus des régions les plus industrielles de la Chine. Les observations des satellites de l'Agence Spatiale Européenne montrent que l'impact de la croissance chinoise est directement à l'origine de la forte augmentation de ce polluant dans les basses couches de l'atmosphère du fait d'une combustion massive de ressources fossiles.(Le parc automobile chinois a plus que doublé en dix ans).

Sur la même période, les teneurs en NO2 au-dessus de l'Europe et de l'Amérique du Nord auraient  au contraire baissé. Mais les statistiques officielles chinoises affirment que la pollution en question est aussi en baisse au-dessus de leur pays! De toute évidence des observations supplémentaires seront nécessaires.

En outre, la rémanence du NO2 dans l'atmosphère étant de seulement quelques jours, il "suffirait" de cesser pendant ce même laps de temps toute combustion de ressources fossiles (ou de bio-masse) pour voir disparaître l'excédent troposphérique de NO2 !

 

Le réchauffement accroît les risques de vidange accidentelle des lacs glaciaires.

Le lac du glacier de Rochemolon (Savoie) s'est formé à la surface. Malgré un déversoir naturel (un petit torrent qui s'écoule côté italien), il n' acessé de gagner en surface et en volume. Des mesures topographiques et bathymétriques ont permis de déclencher l'alarme (en 2004) : "Il y deux ans, la hauteur du glacier dépassait de plus de 8m le niveau du lac, à présent seulement de 1,5m!"

"En cas de débordement, un lac peut se vider en 24h, déversant 100m3/s dans la vallée. S'il y a rupture de la digue de glace, les 650 000m3 sont libérés d'un seul coup menaçant de noyer plusieurs villages." Grâce à des tuyaux, un travail de siphonnage a été entrepris.Des mesures sismiques ont montré que la digue n'était pas sapée en profondeur.

Le principal responsable de ce danger est directement le réchauffement climatique qui provoque un retrait accéléré des glaciers (voir ci-dessous) dont les eaux de fonte gonflent les lacs d'altitude. Pendant l'été caniculaire de 2003, ils ont perdu 2,5m d'épaisseur, et en 2004 , encore 1,5m.

"Les vidanges accidentelles de lacs glaciaires risquent de se multiplier un peu partout sur le globe.  Dans l'Himalaya, plusieurs dizaines de lacs ont été placés sous haute surveillance."

 

 

Le saviez-vous?  Contrairement aux pays humides aux précipitations abondantes, les condensations par contact (rosée ou givre) ne sont pas négligeables dans les régions arides. Ces "précipitations occultes" peuvent même jouer un grand rôle : ainsi, sur le littoral du Maroc du Sud  ou de la Mauritanie, on compte plus de  200 nuits de rosée, procurant au sol l'équivalent de 150mm d'eau (=2 à 3 mois de précipitations à Paris),alors qu'il ne pleut quasiment pas, permettant une végétation basse.

 

 

Un article paru récemment dans "Science" indique que selon une étude du Prof. Webster d'Atlanta, les cyclones tropicaux sont devenus de plus en plus violents au cours des 35 dernières années. Les auteurs réitèrent leur conviction selon laquelle ce phénomène est directement relié à l'élévation dans le même temps de la température de surface des océans produite par le changement climatique en cours.

Ils attestent en outre que la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5 (sur 5) augmente continûment depuis 1970. (En revanche et curieusement, le nombre des catégories 1, 2 et 3 a diminué au cours de la même période, ce qui fait que le nombre total de cyclones n'a globalement pas varié, de même que leur durée moyenne. Simplement, ils sont de plus en plus violents.)

Mais les scientifiques restent divisés quant à la responsabilité réelle du changement climatique dans cette évolution. Pour certains d'entre eux, l'actuelle suractivité peut être mise au compte de cycles (déjà observés par le passé) sans rapport clair avec le réchauffement. En outre, les zones à risques étant de plus en plus peuplées, l'attention médiatique est à son comble (d'où selon eux une impression fallacieuse que les cyclones seraient plus dévastateurs qu'autrefois).

Mais les récents travaux de M.Webster semblent une fois de plus contribuer à donner raison aux tenants du lien "violence accrue des cyclones//réchauffement climatique".

 

Un phénomène de fonte des neiges exceptionnellement rare dans les Alpes en plein mois de janvier il y a plus d'un siècle! Dans la vallée de l'Arve, région de Bonneville (Haute-Savoie), des sommets de plus de 2000m ont perdu leur "blanc manteau" et tous les ruisseaux et rivières ont débordé, inondant de nombreux champs. La t° n'est pas descendue au-dessous de 8° pendant dix jours en cette période de l'année où un gel sévère est habituel et continu!  Les plus anciens habitants observaient pour la première fois de telles crues au mois de janvier!

                                 

 

 

 

Cyclone "Katrina" : débat relancé entre réchauffement et activité cyclonique!

Les prévisionnistes américains (NOAA) tablent cette année sur 9 à 11 cyclones (moyenne 6) sur l'Atlantique Nord.  "Katrina" étant le quatrième, on en attend encore 5 à 7 d'ici la fin novembre!

"Il est toujours très difficile de faire le lien entre un élément, aussi marquant soit-il, et le changement climatique."  Certes "Katrina" a provoqué des dégâts matériels et des pertes humaines considérables et pourtant, en terme d'énergie libérée, il demeure inférieur à "Camille", l'ouragan le plus violent du siècle sur la région (1969).

Les climatologues constatent toutefois que depuis 1995, l'activité cyclonique est particulièrement forte sur l'atlantique nord (sauf 1997 et 2002 marquées par un fort "El Nino" ).

Mais d'autres paramètres que le seul réchauffement pourraient être invoqués. Il est possible que la suractivité actuelle soit liée à des cycles sans relation avec l'augmentation de la température moyenne terrestre. D'ailleurs la température des océans (minimum de 27°c pour qu'un cyclone se forme) n'est pas le seul critère : il faut tenir compte de la distribution verticale des courants atmosphériques et de l'humidité de l'air.

Dans un article à paraître, des scientifiques américains vont faire état de leurs conclusions sur les études concernant 2004. Et il semblerait qu'aucun élément concluant ne démontre le moindre lien entre réchauffement et cyclogénèse! (De plus, si 2004 a été chargée en Atlantique Nord, elle a été en-deça de la norme dans le Pacifique...)

Mais d'autres scientifiques sont persuadés que des changements profonds : zones d'émergence élargies, nouvelles trajectoires(en 2004 l'un d'entre eux a franchi l'Equateur pour descendre jusque sur les côtes du Brésil! phénomène jamais observé), violence, sont bien à mettre au compte du réchauffement!

"Si le réchauffement est en cause, la nature nous le dira!

Le saviez-vous? La circulation des masses d'air autour du globe a pour moteur principal les perturbations de la zone atmosphérique tempérée(latitudes moyennes), elles-mêmes déclenchées par les invasions d'air polaire.

En effet, l'air froid accumulé au-dessus des pôles s'écoule vers les basses latitudes, par saccades, par bouffées. L'irruption de l'air froid dans les basses couches plus chaudes engendre la cyclogénèse, vastes tourbillons dépressionnaires  résultant de l'affrontement des masses d'air polaires et tropicales qui ne se mélangent que très lentement (différence de t° et d'humidité) formant d'abord  un front qui va se déplacer d' ouest en est (rotation de la Terre), au sein duquel, au gré d'ondulations locales du front, se créeront des creusements barométriques (baisse de pression par élévation de l'air) appelés "dépressions" ou "cyclones".  (=précipitations et vents ou "mauvais temps").

Dans les endroits où l'air retombera s'engendreront des zones de comblement (hausse de pression par abaissement, subsidence de l'air) appelées "anticyclones" qui, comme le nom l'indique, engendreront le type de temps inverse (=temps sec et calme ou "beau temps").

Mais ces phénomènes sont très complexes car ils interragissent et en fait on estime que les mouvements atmosphériques organisent le champ de pression et réciproquement.

 

A l'époque médiévale, une marée haute sur deux noyait le port de Bordeaux. L'analyse de la croissance des arbres (dendroclimatologie) retrouvés sur place indique un réchauffement climatique entre le XIIè et le XIVè s., précisément la période à laquelle le port était submergé. Et en comparant l'étalon dendrochronologique pour l'Aquitaine avec la courbe du rayonnement solaire réalisé à partir des carottes glaciaires, les chercheurs  constatent des similitudes (entre 1100 et 1800) et en arrivent à cette conclusion : "Cette comparaison montre que l'élévation de l'activité solaire est la cause de l'augmentation du niveau marin."

Un phénomène identique et de même ampleur a été constaté au port de Londres. En outre, pour ces mêmes scientifiques, une similitude existe entre cette période médiévale et le réchauffement actuel :  augmentation du rayonnement solaire, élévation du niveau marin depuis la fin du XIXè s. dans les ports européens et embellie climatique constatée par dendochronologie.

"Il semble que les facteurs naturels se surimposent aux facteurs humains comme explication au réchauffement de la planète".

 

Le saviez-vous ?  Pour que la pluie tombe, il faut que de l'air monte ! Et il peut sélever soit par effet frontal (une masse d'air monte lentement sur une autre plus dense(froide) ou est soulevée par cette dernière), soit par effet orographique (à l'approche d'un massif montagneux) ou encore par instabilité.

Si on s'élève dans une masse d'air immobile, la température décroît. En moyenne de 0,5°c par 100m. C'est le gradient vertical de t°. Mais il peut varier. Ainsi, le refroidissement pour une même élévation peut être plus lent (0,3°c par 100m) =gradient faible ou plus rapide (0,8°c)= gradient fort.  D'après une loi fondamentale de la dynamique des fluides, dans le second cas (gradient fort), si on donne une légère impulsion vers le haut à une molécule d'air, elle aura tendance à pousuivre son ascension. On dit qu'une masse d'air de gradient  fort est instable. (Dans le cas d'un gradient moyen ou faible, la molécule aura tendance à revenir à sa place : une masse d'air de gradient faible est stable).

De plus, si l'air est humide, l'instabilité ( le mouvement ascensionnel ou convectif) en sera renforcé.  "A gradient égal, l'instabilité est plus grande quand l'air est plus humide"  (loi fondamentale en météo).

Et cet air humide, en s'élevant , se refroidit, ce qui entraîne la condensation de la vapeur d'eau en gouttelettes qui, lorsqu'elles auront atteint  une taille et un poids  suffisants pour vaincre  le flux ascensionnel (et la force d'Archimède), tomberont sous forme de pluie.(Ou de neige, grêlons, grésil... en fonction de la t°, et  conditions de formation : chocs, agrégations diverses et autres phénomènes très complexes non encore entièrement expliqués.)

 

 

Chutes de neige et réchauffement. Les neiges tardives du dernier hiver (2005) ont jeté le trouble dans les esprits. La machine climatique s'était-elle remise d'aplomb?Etait-ce enfin le retour des neiges d'antan? Les mesures étaient formelles :   7cm à Paris-Montsouris,, 10cm dans le Calvados, 15cm dans la Manche et même 20cm en Corse!Et pourtant, on était loin des records passés : 40cm à Paris en 1946! 54cm à Saint-Etienne en 1971!38cm à Nice en 1985! et 85cm à Perpignan en 1954!

De fait, les récentes chutes n'ont rien d'exceptionnel, ni en durée (il y avait eu 24 jours avec chutes de neige à Paris en 1963, ni en quantité. "La variabilité interannuelle de l'enneigement est très grande" observe le directeur du Centre d'Etude de la neige (CEN)de Grenoble.

Depuis 1960, on note une alternance d'hivers fortement ou au contraire faiblement enneigés  dont  la succession semble purement aléatoire.  Toutefois, en 40ans, la hauteur de neige au Col de Porte, mesurée fin février, a diminué de plus d'1/3, passant de 1,5m à moins d' 1m. Dans les Alpes du Nord, une diminution marquée de l'enneigement est flagrante depuis la fin des années 90...

Il faut dire que dans le même temps les t° sur les reliefs alpins ont augmenté de 1° à 3°.

D'après les modèles informatiques des nivologues, dans l'avenir, l'évolution du manteau neigeux serait différente selon l'altitude. Au-dessus de 2000m, l'effet du réchauffement serait faible en hiver mais la fonte printanière serait plus précoce et plus rapide. Mais en moyenne montagne, l'impact serait important, la saison blanche écourtée d'au moins un mois...                                                                                

 

Le saviez-vous? On invoque souvent l'influence océanique pour expliquer la douceur, ou la faible amplitude thermique au cours de l'année, de certains climats. On se réfère en particulier à la distance d'un lieu à l'océan. Mais ce n'est pas toujours suffisant pour expliquer cette caractéristique.  En effet, Paris et Pékin ( de latit. moy. 49° et 41°N) sont à égale distance de la mer (150 km) et pourtant l'amplitude thermique annuelle y est bien différente : 31°  et 15° ! Ce qui est primordial en l'occurence, c'est la circulation des masses d'air (leurs zones de formation et leurs trajectoires...) qui est très différente dans les deux cas.

 Entre les Tropiques, dans les flux d'Est des alizés, il n'y a pas de contraste saisonnier notable des t° car tout au long de l'année, la longueur du jour ne varie que très peu. En revanche, l'humidité de l'air fluctue beaucoup selon qu'il vient de traverser un continent ou un océan.

L'hémisphère sud (ou austral), le plus océanique ( où il y a le moins de terres émergées)   est celui ou le champ de pression se modifie le moins entre l'été et l'hiver. (Les masses d'air n'évoluant quasiment qu'au-dessus de la mer). Les individus isobariques isolés (dépressions ou anticyclones fermés) y sont rares. Seuls prédominent de vastes thalwegs (vallées dépressionnaires) et  crêtes anticyclonales.

 

Les glaciers suisses ont perdu 1/5 de leur surface en 15 ans. (Entre 1985 et 2000, 18% contre 1% entre 1973 et 1985.)  On estime qu'une hausse de 1°c  se traduit par la fonte d'1 m de glace.

Afin de tenter de ralentir ce phénomène, 3000m2 d'une couverture de mousse de PVC d'un blanc éclatant seront arrimés  au sommet du glacier de Gurschen. Ce dernier reculant de 5m par an, au désespoir de la sation d'Andematt qui craint de voir ses skieurs la déserter.

Ce système de cocon protecteur aurait déjà obtenu de très bons résultats dans le Tyrol autrichien.(Il suffirait de diminuer la fonte à quelques endroits stratégiques).

Cette fonte accélérée ne nuit pas qu'aux sports d'hiver : met en péril les réserves d'eau douce que constituent les glaciers et formation de lacs glaciaires menaçant de rompre leurs digues. Pour faire fondre ces dernières, on envisage la technique inverse : les recouvrir de bâches noires pour capter la chaleur du soleil...!

 

Le saviez-vous? Si l'on ne tient pas compte de la nébulosité, la durée de l'insolation pour l'année entière est la même en chaque point du globe, quelle que soit sa latitude. Mais les 4384 heures d'insolation théorique n'ont ps partout le même résultat à cause de l'épaisseur de l'atmosphère et de l'obliquité des rayons solaires. 

 Le sol et le sous-sol des continents ne laissent que très peu pénétrer les rayons lumineuxet et la chaleur "obscure"  qui en dérive. Au contraire, l'eau des océans absorbe les rayons sur une centaine de mètres d'épaisseur, mais l'échauffement est baucoup plus faible que sur le continent car les calories absorbées sont réparties sur une bien plus grande épaisseur. De même, la surface de l'océan se refroidit plus lentement : en Atlantique nord, les plus basses t° ne sont observées qu'en mars, tout à la fin de l'hiver. Sous toute latitude, la t° de la mer varie peu: c'est l'effet tempérant (adoucissant) des océans.

 

"La diminution de la calotte de glace du sommet du Kilimandjaro(TANZANIE) est un témoignage indubitable de plus concernant le réchauffement climatique dû à l'effet de serre induit par le rejet massif de CO2 dans l'atmsophère...D'après les modèles récents, 7% du CO2 envoyé dans l'atmosphère aujourd'hui y sera toujours dans 100 000 ans!"

-Le glacier du Kilimandjaro en 1976.
-Le glacier du Kilimandjaro en 2000.

Le plus grave dommage infligé par le réchauffement climatique depuis une trentaine d'années est représenté par la sécheresse du Sahel en Afrique de l'Ouest, dûe à la raréfaction de la mousson africaine qui les irriguait chaque été, et ses effets les plus visibles : rétrécissement du lac Tchad, tarissement du fleuve Niger. Ce déssèchement est encore accentué par l'harmattan, vent du nord chargé de poussières (et de microbes) qui n'est plus freiné par le mur des orages d'été.

Lorsque cela fonctionnait normalement, la mousson africaine règnait de juin à septembre. Le continent surchauffé aspirait les masses d'air qui s'étaient chargées d'humidité au-dessus du golfe de Guinée. Les systèmes orageux, appelés "lignes de grains", traversaient les pays côtiers pour se déverser en juilet et août sur le Tchad, le Niger, le Mali, la Maurétanie et les lisières du Sahara. Des rivières éphémères se formaient  qui, même si elles n'atteignaient pas les fleuves, hydrataient tout de même les végétaux.

Ces épisodes sont désormais très rares. Les scientifiques invoquent essentiellement le réchauffement des eaux du Golfe de Guinée, qui diminue le contraste de température entre l'océan et le Sahara, raréfiant ainsi l'effet de mousson d'été vers l'intérieur des terres.(Phénomène encore aggravé par la déforestation de cetains pays côtiers).

 

 

Comme nombre d'autres espèces (végétales comme animales), les poissons de la Mer du Nord se déplacent vers le Septentrion où la température est plus fraîche. Si certaines n'ont pas bougé, elles se sont enfoncées plus profondément. Il en est même (le tacaud norvégien et la sole) qui sont descendus plus au sud...(sans doute en raison de certaines inversions du gradient de t° entre le nord et le sud).

Et les chercheurs ont aussi mis en évidence la migration de certains planctons vers les secteurs plus froids. Et un spécialiste néerlandais de conclure :"Il n'est pas exclu que le réchauffement empêche les stocks marins de se reconstituer."

 

La péninsule antarctique (Pôle Sud)  est l'endroit du globe qui a connu le réchauffement climatique le plus élévé ( 2,5°C) depuis 1950. Cela a eu pour  conséquence la régression de 87% des 244 glaciers marins de la région. Mais l'inattendu est que, par contre," le climat n'a pas changé dans le reste du continent. Il y a même quelques endroits où la t° a baissé..."!

 

Le saviez-vous?  En tous lieux sur Terre, vers 11m de profondeur, les variations thermiques de l'atmosphère deviennent sans effet et la température observée correspond à la moyenne annuelle en surface.

 

Prix de détails des fruits et légumes en forte baisse en ce début d'été (jusqu'à 38% pour les abricots) en raison de la vague de chaleur survenue fin juin , cette dernière ayant provoqué un mûrissement accéléré.

 

 Le nombre de cyclones augmente-t-il?

Pour l'Atlantique et les Caraïbes, 2004 a été une année cyclonique particulièrement sévère, "l'une des plus dévastatrices jamais enregistrées."

La saison a comporté 23 journées "intenses" contre 5 en moyenne (record dpeuis 1926)Le mois de septrembre 2004 a été le plus "intense" jamais vu jusque-là.

Pour la 1ère fois depuis 1985, 4 cyclones ont pénétré sur le territoire américain.(Entre 1995 et 2003, seuls 3 des 32 principaux cyclones atlantiques avaient touché les USA).L'un d'entre eux  a tourné pendant 10 jours au niveau "intense"(précédent record 9,25 en 1926).

Toujours en 2004, autre record cyclonique, au Japon : 10 typhons (=cyclones asiatiques) contre 6 pour le précédent record en 1996.

Inédit : en mars, pour la 1ère fois, "Catarina" a frappé les côtes brésiliennes alors qu'on n'avait jamais observé de cyclones dans l'atlantique sud!

Est-ce une conséquence du réchauffement? Pour les spécialistes, ce n'est pas évident. Il n'a pas encore été trouvé de lien systématique entre fréquence des cyclones et hausse de température de surface des océans.

Il apparaît cependant qu'au cours du siècle dernier, la vitesse maximale des vents ait eu tendance à s'accroître  dans les cyclones les plus sévères dont la pression barométrique centrale est de plus en plus basse.

Rappelons que la formation d'un cyclone nécessite une t° de suface de la mer sup. à 27°.

 

 

"D'après les dernières modélisations françaises : il est certain que l'Homme a déjà commencé à modifier le climat et qu'il continue à mettre en route quelque chose de très dangereux à long terme."

  "...Même si nous réduisions de 3/4 l'émission de gaz à effet de serre, le niveau des océans monterait de 40 cm chaque siècle..."

  "...Le réchauffement moyen de la planète sera compris entre 1,5 et 4°C d'ici 2100...Les réactions du système Terre-Océan risquent d'être brutales et impévisibles. Déjà, les glaciers ne sont plus à l'équilibre..."     (juin 2005)

 

Les réacteurs nucléaires sont-ils menacés par le changement climatique?

Il semblerait que la baisse du débit des rivières sur lesquelles sont installées plusieurs centrales EDF puisse mettre en péril leur fonctionnement et l'environnement par diminution de la dilution des rejets chimiques et nucléaires pour lesquels il est prévu d'augmenter les capacités de stockage.

Les t° maximales autorisées à l'intérieur ont déjà été atteintes à plusieurs reprises.

EDF propose de les refroidir à l'aide de brumisateurs.

La sécheresse affecte déjà la production électrique classique.      (juin 2005)

 

L'atmosphère terrestre absorbe actuellement plus d'énergie en provenance du soleil qu'elle n'en réemet vers l'espace. Ce déséquilibre radiatif induit un réchauffement qui n'a pas encore eu lieu, étant pour le moment "stocké" dans les océans.

"La t° de la planète s'est réchauffée de 0,6°C depuis le début de l'ère industrielle. Nous entraînons la Terre vers un climat plus chaud. "

Le niveau des océans  continuera à s'élever jusqu'à 40cm par siècle durant des siècles si l'émission de GES est maintenue au stade actuel.

"C'est un défi considérable qui attend l'espèce humaine".     (mai 2005)